Jorge Morales
Centre d'Etudes Supérieures de la Renaissance, Tours, Tours, Department Member
- Université de Liège, Transitions / Département de recherches sur le Moyen Âge tardif & la première Modernité, Post-DocParis Iv Sorbonne, 75, Department Member, and 2 moreadd
- Musicology, Baroque Music, Italian Music, Music History, Renaissance Studies, Cultural Theory, and 25 moreMadrigals, Early Music, Patronage (History), Political History, Baroque opera, French Revolution, French Baroque Opera, 17th Century & Early Modern Philosophy, 17th-Century Studies, Italian Academies, Political Philosophy, Baroque Rome, Migration Studies, Entangled History, Musicologia urbana, Drammaturgia musicale, Cultural Exchange, Transferts Culturels / Cultural Transfers, Local Renaissances, Patronage and collecting, Les arts du spectacle, Musical Diplomacy, Artistic Circulations, History of Italian Academies, and Sabaudian Studiesedit
- Doctorat 2014 : "Sigismondo D’India à la cour de Turin. Musique, mécénat et identité nobiliaire"
Universités de Paris-Sorbonne et de Roma "La Sapienza"edit
Cet article présente les premiers résultats des recherches archivistiques sur les premières années de la vie musicale de l’Église nationale des Piémontais à Rome, depuis sa fondation, en 1597, jusqu’à 1632. Les documents d’archive... more
Cet article présente les premiers résultats des recherches archivistiques sur les premières années de la vie musicale de l’Église nationale des Piémontais à Rome, depuis sa fondation, en 1597, jusqu’à 1632. Les documents d’archive présentés sont entièrement inédits et extraits du fonds Real Casa, Archivio del Santissimo Sudario (fonds dont la richesse avait été injustement négligée), conservés à l’Archivio Centrale dello Stato de Rome. La construction de cette église va de pair avec la construction de l’identité et l’affirmation politique d’un duché qui, de territoire tampon, devient un État intermédiaire. Cette contribution permet d’examiner les transferts de sacralité qui s’opèrent entre le duché de Piémont-Savoie et la Ville éternelle, la manière dont cette église devient le théâtre de l’affirmation politique et sociale de la famille de Savoie, mais également la circulation des musiciens locaux et venus d’ailleurs (dont la présence n’était jusqu’à présent pas connue) qui font de l’église de la nation piémontaise un laboratoire de l’identité savoyarde à Rome. Enfin, cet essai met également en valeur l’importance et la singularité du patronage du cardinal Maurice de Savoie.
Research Interests:
Research Interests:
La figure de Christine de France (1606-1663), fille d’Henri IV et de Marie de Médicis, sœur de Louis XIII, fait l’objet d’un regain d’intérêt récent de la part des historiens. Le présent article analyse, grâce à plusieurs documents... more
La figure de Christine de France (1606-1663), fille d’Henri IV et de Marie de Médicis, sœur de Louis XIII, fait l’objet d’un regain d’intérêt récent de la part des historiens. Le présent article analyse, grâce à plusieurs documents d’archive inédits conservés à Turin, le moment où la princesse arrive dans cette ville (en mars 1620) après son mariage à Paris (en février 1619) avec le prince du Piémont Victor-Amédée de Savoie – fils du duc Charles-Emmanuel Ier. Il se concentre dans un premier temps sur trois spectacles représentés lors de l’arrivée de Christine de France dans le Piémont : l’Arion, le Roger libéré et la Vertu héroïque. Une deuxième partie porte sur les fêtes princières données à la Vigna du cardinal de Savoie, lieu fréquenté par la princesse. Enfin, une troisième partie montre, à travers les célébrations pour l’anniversaire du duc et de Madama Reale, quelques exemples d’hybridation franco-turinoise. L’analyse de l’imbrication entre espace urbain, spectacle musical et politique dévoile ainsi une autre facette de la grammaire de l’identité de la cour de Turin.
Research Interests:
Sigismondo D’India (c. 1583-1629) est l’un des plus grands compositeurs de l’époque de Claudio Monteverdi. Cet essai se concentre sur les rapports du musicien avec la cour de Turin entre 1611 et 1623, c’est-à-dire à partir du moment où le... more
Sigismondo D’India (c. 1583-1629) est l’un des plus grands compositeurs de l’époque de Claudio Monteverdi. Cet essai se concentre sur les rapports du musicien avec la cour de Turin entre 1611 et 1623, c’est-à-dire à partir du moment où le musicien est engagé comme « Maître de musique de la Chambre » du duc Charles-Emmanuel de Savoie jusqu’à son départ pour Rome et pour Modène. Analyser les rapports de D’India avec la cour de Savoie revient à soulever plusieurs questions : le rôle des personnages intermédiaires dans la circulation des musiciens, l’importance des princes protecteurs comme moteurs du transfert culturel et de l’innovation musicale, enfin la transformation du paysage musical d’une cour hybride et plus largement d’un duché excentré. Ce n’est pas un hasard si D’India a animé et transformé pendant douze ans la vie musicale d’une cour particulièrement composite. Ne fallait-il pas un musicien singulier pour transformer l’expérience musicale d’une cour excentrique ?
Research Interests:
Les cardinaux de nation avaient pour fonction de défendre et de représenter les intérêts d’un État étranger auprès de la Curie. Cette activité leur conférait une place centrale et particulière dans un réseau diplomatique, ecclésiastique... more
Les cardinaux de nation avaient pour fonction de défendre et de représenter les intérêts d’un État étranger auprès de la Curie. Cette activité leur conférait une place centrale et particulière dans un réseau diplomatique, ecclésiastique et nobiliaire romain particulièrement complexe. Cet article présente les premiers résultats de nos recherches sur le séjour romain, entre 1623 et 1627, de Maurice de Savoie, alors cardinal protecteur de la couronne de France. Ces informations inédites nous ont permis d’illustrer un cas particulièrement intéressant de cardinal protecteur au début du XVIIe siècle. Cet essai examine son rôle culturel en tant qu’organisateur de fêtes et de cérémonies, manifestations essentielles à sa promotion sociale. Autant d’événements où s’exercent les pratiques musicales et l’art de la dévotion, mais également les réunions académiques et les spectacles privés, lieux d’expression de l’identité nationale. Cette étude analyse ces marqueurs identitaires qui permettent de vérifier l’existence d’une double culture ainsi que la construction d’un modèle de cardinal protecteur national à la cour de Rome, « grand théâtre du monde ». Le fil conducteur de cet article est donc la représentation au sens politique comme au sens musical. Enfin, cet article, grâce à la découverte de plusieurs documents conservés à la Bibliothèque apostolique du Vatican, nous a permis de retrouver la date exacte de la création de l’Académie romaine du cardinal de Savoie (L’Accademia dei Desiosi), inconnue jusqu’à présent, ainsi que la présence du jeune Jules Mazarin à l’une des réunions de celle-ci en 1625 – hormis son acte de baptême, il s’agit du document le plus ancien concernant Mazarin.
Research Interests:
Catherine Kintzler un esprit des Lumières au XXIe siècle. Entre pensée musicale et pensée politique, Actes de la journée d’études avec Catherine Kintzler à l’Académie royale de Belgique (25 septembre 2018), éd. Jean Leclercq Louvain-la-Neuve, Presses Universitaires de Louvain, 2019 (à paraître).more
coll. Empreintes philosophiques
Research Interests:
Research Interests:
Research Interests:
Ce volume comporte quelques communications présentées à la journée d’études internationale France-Italie qui a eu lieu le vendredi 7 novembre 2014 à l’Université de Paris Sorbonne : •Arnaldo Morelli, « Bernardo Pasquini (1637-1710). Un... more
Ce volume comporte quelques communications présentées à la journée d’études internationale France-Italie qui a eu lieu le vendredi 7 novembre 2014 à l’Université de Paris Sorbonne :
•Arnaldo Morelli, « Bernardo Pasquini (1637-1710). Un musicien gentilhomme à la cour de Rome »
•Massimo Privitera, « Antonio Il Verso (c. 1563-1621). Avant-gardiste et antiquaire »
•Ilaria Grippaudo, « Triumphus musicæ. Contributions musicales et spectacles éphémères en l’honneur de Charles III à Palerme (1735) »
Présentation, édition et traduction en français par Jorge Morales
•Arnaldo Morelli, « Bernardo Pasquini (1637-1710). Un musicien gentilhomme à la cour de Rome »
•Massimo Privitera, « Antonio Il Verso (c. 1563-1621). Avant-gardiste et antiquaire »
•Ilaria Grippaudo, « Triumphus musicæ. Contributions musicales et spectacles éphémères en l’honneur de Charles III à Palerme (1735) »
Présentation, édition et traduction en français par Jorge Morales
Research Interests:
La Rome des premières décennies du XVIIe siècle peut être considérée comme le centre culturel le plus influent de la péninsule italienne. C’est dans ce contexte qu’il convient d’étudier le séjour romain du prince-cardinal Maurice de... more
La Rome des premières décennies du XVIIe siècle peut être considérée comme le centre culturel le plus influent de la péninsule italienne. C’est dans ce contexte qu’il convient d’étudier le séjour romain du prince-cardinal Maurice de Savoie (1593-1657) qui s’installe de 1623 à 1627 au palais Orsini de Montegiordano où il mène une vie marquée par la splendeur, la libéralité et la magnanimité. Le prélat a su également créer des espaces prestigieux pour sa promotion culturelle et politique. En effet, à cette époque, se tiennent les réunions de l’Académie des Desiosi créée par le cardinal, véritable laboratoire artistique et intellectuel, miroir d’une nouvelle ère politique et culturelle au début du pontificat d’Urbain VIII. Le cardinal Maurice cherche à reproduire la vie artistique et culturelle qui régnait dans sa Vigna à Turin. Cette volonté de « transplantation » a favorisé la circulation et la protection d’artistes, d’homme de lettres et de musiciens, a renforcé son rôle politique et sa renommée à la cour de Rome et a également contribué à forger son identité nobiliaire : celle de prince-cardinal.
À l’aide de documents d’archive inédits, nous avons tenté de donner un nouvel éclairage sur l’ambiance culturelle du palais, faite de controverses intellectuelles, discours, dîners, banquets, fêtes, célébrations, fables, comédies, ballets et concerts, et où musiciens, peintres, poètes et autres artistes côtoyaient comtes, ducs et cardinaux. L’Académie des Desiosi et le palais de Montegiordano sont donc les centres principaux d’expression de la magnanimité du cardinal de Savoie pendant son séjour romain. C’est ainsi que musique, art et poésie dialoguent avec la politique et participent à l’esthétisation du statut nobiliaire du prince-cardinal : art de la noblesse et noblesse dans l’art. C’est aussi à travers l’examen de l’activité artistique des cardinaux résidant dans la Ville que nous pouvons mieux appréhender les réseaux du système nobiliaire romain de cette époque, lequel reste en grande partie à étudier.
À l’aide de documents d’archive inédits, nous avons tenté de donner un nouvel éclairage sur l’ambiance culturelle du palais, faite de controverses intellectuelles, discours, dîners, banquets, fêtes, célébrations, fables, comédies, ballets et concerts, et où musiciens, peintres, poètes et autres artistes côtoyaient comtes, ducs et cardinaux. L’Académie des Desiosi et le palais de Montegiordano sont donc les centres principaux d’expression de la magnanimité du cardinal de Savoie pendant son séjour romain. C’est ainsi que musique, art et poésie dialoguent avec la politique et participent à l’esthétisation du statut nobiliaire du prince-cardinal : art de la noblesse et noblesse dans l’art. C’est aussi à travers l’examen de l’activité artistique des cardinaux résidant dans la Ville que nous pouvons mieux appréhender les réseaux du système nobiliaire romain de cette époque, lequel reste en grande partie à étudier.
Research Interests:
Sigismondo D’India fait publier à Rome en 1624 son Huitième livre de madrigaux qui peut être considéré à la fois comme le sommet de l’art madrigalesque du compositeur et comme une œuvre majeure de la première moitié du XVIIe siècle. Avec... more
Sigismondo D’India fait publier à Rome en 1624 son Huitième livre de madrigaux qui peut être considéré à la fois comme le sommet de l’art madrigalesque du compositeur et comme une œuvre majeure de la première moitié du XVIIe siècle. Avec ce recueil, D’India prend sans aucune ambiguïté la direction de l’esthétique monteverdienne.
On y relèvera en particulier la présence d’un discours concitato, genre utilisé pour la première fois par Monteverdi dans le Combattimento di Tancredi e Clorinda en 1624 – année de publication du Huitième livre de D’India – et qui ne sera « théorisé » qu’en 1638 par le compositeur crémonais dans la préface de son recueil de madrigaux guerriers et amoureux.
Cet article étudiera la manière dont, avant la publication de la préface de Monteverdi, D’India exprime la colère en musique, ce qui nous permettra d’aborder d’autres aspects musicaux et esthétiques de ce livre, comme les convergences et les divergences entre les styles des deux compositeurs, l’audace de l’interpénétration de la polyphonie et de la monodie, ou encore la dimension théâtrale et poétique de ces madrigaux, ici synonyme de spectacle vocal.
On y relèvera en particulier la présence d’un discours concitato, genre utilisé pour la première fois par Monteverdi dans le Combattimento di Tancredi e Clorinda en 1624 – année de publication du Huitième livre de D’India – et qui ne sera « théorisé » qu’en 1638 par le compositeur crémonais dans la préface de son recueil de madrigaux guerriers et amoureux.
Cet article étudiera la manière dont, avant la publication de la préface de Monteverdi, D’India exprime la colère en musique, ce qui nous permettra d’aborder d’autres aspects musicaux et esthétiques de ce livre, comme les convergences et les divergences entre les styles des deux compositeurs, l’audace de l’interpénétration de la polyphonie et de la monodie, ou encore la dimension théâtrale et poétique de ces madrigaux, ici synonyme de spectacle vocal.
Une partie importante des œuvres musicales de Sigismondo D'India est conservée à la Christ Church Library à Oxford. Cet article examine les déplacements des personnes, des styles et des partitions entre Venise et Oxford. Il commence par... more
Une partie importante des œuvres musicales de Sigismondo D'India est conservée à la Christ Church Library à Oxford. Cet article examine les déplacements des personnes, des styles et des partitions entre Venise et Oxford. Il commence par l’étude du contexte politique et culturel autour du livre de madrigaux que le musicien a dédié à l’ambassadeur anglais à Venise Sir Henry Wotton en 1616. Cela permet de mieux comprendre la transmission de la musique italienne en Angleterre au début du XVIIe siècle, ainsi que les enjeux historiques de cette étonnante circulation des sources qui a conduit la musique du compositeur depuis la Cité des Doges jusqu’aux îles britanniques. Cet essai dresse enfin une liste à jour de toutes les sources musicales du compositeur et de leur lieu et état de conservation.
Cet ouvrage analyse le parcours artistique et présente une traduction analytique de toutes les traces écrites connues portant sur l’œuvre et la carrière musicale d’un compositeur majeur de l’époque de Monteverdi, Sigismondo D’India (c.... more
Cet ouvrage analyse le parcours artistique et présente une traduction analytique de toutes les traces écrites connues portant sur l’œuvre et la carrière musicale d’un compositeur majeur de l’époque de Monteverdi, Sigismondo D’India (c. 1582-c. 1629), depuis l’Italie méridionale de ses origines jusqu’à son séjour à Rome et à Modène, où le musicien acheva son existence. En étudiant les villes, les cours, les princes protecteurs, les dédicataires et les lieux destinés à la musique, chacun des chapitres suit une étape de la carrière de D’India et redonne vie aux mondes de ce compositeur italien d’avant-garde. Apparaissent alors les thématiques du voyage, de l’identité nobiliaire et du croisement, lesquelles permettent de penser l’histoire de la musique comme une histoire à la fois des pratiques culturelles et de l’expérience musicale.
